Mon enfant a des lacunes scolaires : par où commencer ?

Réussite scolaire

Voir une mauvaise note s’accumuler après l’autre est angoissant pour un parent. On a souvent envie de tout reprendre depuis le début, ou au contraire de se dire que ça va « passer ». Il existe pourtant une façon plus efficace de s’y prendre : repérer précisément où se situe le décrochage, plutôt que de revoir toute la matière en bloc.

Pourquoi il ne faut pas tout reprendre à zéro

Les matières scolaires s’apprennent par couches : chaque nouvelle notion s’appuie sur celles vues avant. Le psychologue Dale Schunk a montré dès la fin des années 1980 qu’apprendre progresse plus vite quand on découpe une matière en sous-compétences précises et qu’on travaille en priorité celles qui bloquent, plutôt que de revoir l’ensemble du programme. Reprendre tout depuis le début décourage l’enfant et lui fait perdre un temps précieux sur des notions qu’il maîtrise déjà.

Repérer le vrai point de blocage

Un enfant en difficulté en maths n’a pas forcément un problème avec les maths en général : il peut buter sur une seule notion clé (les fractions, par exemple) qui l’empêche de suivre tout ce qui vient après. Regarder ses copies corrigées et ses bulletins avec lui, sans jugement, permet souvent de repérer ce point précis. Un enseignant ou un professeur particulier peut aussi vous aider à le cibler rapidement.

L’importance de la confiance retrouvée

Le psychologue Albert Bandura a montré que la confiance qu’un enfant a dans sa capacité à réussir (ce qu’il appelle le « sentiment d’efficacité personnelle ») influence directement ses résultats, parfois plus que son niveau réel. Un enfant qui enchaîne les échecs finit par se convaincre qu’il « n’est pas bon » dans une matière, ce qui le décourage encore plus d’essayer. Travailler d’abord sur un point précis, où il peut réussir rapidement, aide à relancer cette confiance.

Une réussite, même petite, sur une chose difficile est ce qui construit le plus solidement la confiance en soi — plus efficace qu’un discours d’encouragement seul.

Éviter l’effet boule de neige

Des chercheurs comme Keith Stanovich et Anne Cunningham ont documenté ce qu’on appelle l’« effet Matthieu » en éducation : les petites lacunes non traitées tendent à s’aggraver avec le temps, pendant que les enfants qui maîtrisent déjà les bases progressent plus vite. Plus une lacune reste sans réponse, plus l’écart se creuse. C’est pourquoi il vaut mieux agir tôt, dès les premiers signes, plutôt que d’attendre un bulletin alarmant.

En pratique

Le rapport du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) sur la difficulté scolaire recommande une approche ciblée : identifier la ou les notions précises qui bloquent, y consacrer un temps dédié et régulier, et valoriser chaque petite réussite plutôt que de comparer l’enfant à la moyenne de la classe.

Chez Oz’apprendre, nos cours en petits groupes avec des enseignants diplômés sont pensés justement pour ce moment-là : reprendre un point précis, retrouver des vraies réussites, sans attendre que l’écart se creuse davantage.

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Sources : Schunk, D. H. (1989), Self-efficacy and achievement behaviors ; Bandura, A., théorie du sentiment d’efficacité personnelle ; Stanovich, K. & Cunningham, A., effet Matthieu en éducation ; Cnesco, rapports sur la difficulté scolaire.

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